25 juin 2018

Nous étions béguines

Nous étions Béguines est un texte lu cet hiver à Montréal lors d'une soirée de lecture de poésie intitulée Mémoire.
Il est inspiré d’une thérapie de groupe que j’ai suivie dans un CALACS, qui a changé positivement beaucoup de choses pour moi.

Invitée par l’atelier de L’appât à sérigraphier un livre, j’ai illustré ce texte
pour l’imprimer à Bruxelles en 4 couleurs et 32 pages +une couverture poster (un format dont je rêvais depuis longtemps). 
On est en train de faire ça cette semaine avec Rebecca Rosen et Quentin Mabuse! 

J’ai hâte de vous montrer le résultat en sérigraphie, mais voici déjà un aperçu de la couverture:



Je suis donc en résidence en Belgique depuis le début du mois de juin, l'occasion de faire un peu de tourisme-recherche, notamment à Bruges : 





































Si j’étais née très chanceuse en Europe à la fin du 13e siècle, ce pourrait être mon petit jardin, 
dans ma maison particulière d’un béguinage, où je vivrais seule avec pour voisines d’autres femmes célibataires. 
J’aurais Dieu à coeur (comme tout le monde à l’époque) mais il n’aurait pas été question de rentrer au couvent pour prier toute la journée. 
Je travaillerais la laine ou la soie, j’en ferais même commerce, ou je serais herboriste, ou encore celle qui apprend aux filles à lire et à compter. 
J’aurais l’usage de mon argent comme bon me semble, peut-être aurais-je été mariée auparavant, 
ou peut-être aurais-je toujours refusé de prendre époux. 

En 1317, ça se corse un peu car les décrets de Vienne prohibent nos communautés de béguines, mais en Flandres 
(contrairement en France où Marguerite Porete avait été jugée hérétique et brûlée peu avant), 
on nous laisse relativement tranquilles, contre bonnes moeurs ou discrétion.

21 mai 2018

prix spécial Bédélys + FBDM

Moi aussi je voulais l'emporter vient de recevoir le prix spécial Bédélys!
Ici je reçois la petite statuette des mains de Florence Grenier-Chénier, la présidente de Promo 9e art.
























Sinon, je serai au Festival de la bande dessinée de Montréal la fin de semaine prochaine.
C'est au milieu du Parc Lafontaine. Voici mes horaires:
Vendredi 25 mai 
17h-19h: signatures à la table des éditions Pow Pow
Samedi 26 mai
10h-11h : table ronde Les femmes en bd
13h-15h : signatures à la table des éditions Pow Pow
Dimanche 27 mai 
11h-11h45 : table ronde Comment devient-on auteur de bande dessinée?
13h-16h : signatures à la table des éditions Pow Pow

19 mai 2018

Tristesse 2

La revue Tristesse #2 est en librairie!

J'y publie des fleurs et une nouvelle au réalisme magique, "Le tableau".
J’étais ravie par les ampoules électriques qui décoraient ce bar caché au milieu des sapins:

cela me rappelait une fête de moomins dessinée par Tove Jansson. 
Nous avons fini par parler de peinture, la barmaid et moi. Elle était artiste elle aussi, bien sûr. 
La voici d’ailleurs en train de me montrer un de ses tableaux. 
Rectangulaire, blanc et rose, il représente un sanctuaire recouvert par la neige. Je me mets à pleurer tant le tableau est parfait. 
Les bâtiments, presque rouges mais plus pâles, sont ceux-là même où j’ai appris à peindre.


4 mai 2018

This Woman's work

This Woman's work, coming January 2019, Drawn and Quarterly.



21 mars 2018

maison de la poésie

J'ai rempli un carnet au profit de la Maison de la poésie de Montréal. 
Encan en ligne!
Carnet postal Moleskine, format 11,5x17, 5cm, 8 pages, signé par l’auteure.

Pour participer aux enchères, il faut commenter ici.



11 mars 2018

rencontre d'auteure - Maisonneuve

Si vous avez des questions sur mon travail, que vous êtes curieux de m'en entendre parler,
je serai à la maison de la culture Maisonneuve pour une rencontre d'auteure le jeudi 29 mars, à 19h30.
Je pourrais sans doute signer quelques livres après la discussion.
Plus d'infos par ici.
Il y aussi un évènement Facebook.

9 mars 2018

décroissance sexuelle

En 2018, je rencontrerai 24 personnes pour parler de culture du viol, de viol, de guérison collective, de décroissance sexuelle.
Chaque fois nous dessinerons et chaque fois j'en écrirai une phrase pour le tableau lumineux du centre DARE-DARE.
C'est un projet qui me bouscule, j'y cherche mon côté punk et je m'y sens fragile.
Merci à toutes les personnes qui m'ont rencontrée et me rencontreront.


































Mon projet s’inspire des thérapies radicales féministes et collectives, 
qui placent l’échange et la solidarité entre femmes au coeur de la guérison et de l’empowerment.
Je souhaite intégrer le récit de nos expériences personnelles dans la construction d’une pensée politique, publique et artistique.
Le tableau lumineux de Dare-Dare offre une diffusion idéale pour provoquer la friction entre privé et politique qui est chère à mon féminisme.

 Mon thème de travail actuel s’articule autour de la définition de la guérison,
considérée individuellement mais surtout collectivement, dans un contexte de culture du viol.
Ma pratique du dessin et de l’écriture sont des outils performatifs dans le processus de guérison que j’explore: 
l’association de mots et d’images sortant d’une même main permet de réconcilier la dissociation à l’œuvre dans les traumatismes.
Je les utilise comme une « technique de
 soi » (Foucault, 1988) mais aussi pour prendre soin de mes lectrices et lecteurs: 
je partage mes expériences dans l’espoir que les gens se sentent moins seuls, et pour reconstruire une idée de communauté.

Lorsque l’on aborde le concept de guérison, la croissance personnelle est un cliché répandu, 
et l’idéologie du néolibéralisme considère l’accomplissement personnel comme l’ultime forme du succès. 
Or, je suis intéressée par l’idée de la décroissance économique comme un moyen de résoudre les problèmes du capitalisme. 
Serait-il possible de construire sur le même principe une idée positive de la décroissance personnelle, et surtout de la décroissance sexuelle, 
afin de repenser notre culture? 
Pour les survivantes de viols et d’agressions (une femme sur trois, selon les chiffres officiels canadiens), 
la libération sexuelle pourrait aussi être une libération du sexe.

16 janvier 2018

Moi aussi est en Europe

Moi aussi je voulais l'emporter sort aujourd'hui en Europe!
Il est donc disponible dans les librairies belges, françaises, suisses et autres.
Si votre libraire préféré ne l'a pas en stock, demandez-lui de le commander, c'est possible.
Il est distribué par Les Belles Lettres, comme tous les livres des éditions Pow Pow
(dont mon précédent Je vois des antennes partout).
Vous avez surement déjà vu beaucoup de fois la couverture du livre, alors en voici la quatrième :













































J'en profite pour partager les mots d'Estelle GB que je viens de découvrir sur le site de TPL Moms.

10 janvier 2018

The Montrealer

L'exposition Le Montréaler à la Maison de la culture du plateau Mont-Royal se termine ce dimanche 14 janvier.
Dernière chance pour y voir les couvertures de ce magazine fictif dessinées par 55 illustrateurs québécois.
La mienne représente l'église Saint-Michel-Archange sur la rue Saint-Viateur, pour moi le symbole du Mile End,
ce quartier dont j'étais tombée amoureuse en le visitant par hasard il y a 13 ans, lors de mon arrivée à Montréal.
Détails d'atmosphère: le café à emporter, les affiches sérigraphiées agrafées sur les poteaux,
l'annonce du club de lecture de bande dessinée de Drawn & Quarterly....
Le catalogue de l'exposition est disponible ici.





21 décembre 2017

dessins avant noël

Pour un dessin de dernière minute avant Noël:
Je suis à Planète BD jeudi ce soir entre 18h et 20h.
À L'Euguélionne vendredi demain entre 18h et 21h: Papiers cadeaux spéciaux!

Sinon, Plus on est de fous plus on lit, l'émission littérature de Radio Canada, a fait un portrait de moi plutôt exact
(après mon passage à l'émission il y a quelques semaines).

http://ici.radio-canada.ca/premiere/emissions/plus-on-est-de-fous-plus-on-lit/segments/entrevue/48847/julie-delporte-feminisme-bd-roman

Couleuvre

Arkadi Lavoie-Lachapelle in situ
https://circa-art.com/exhibitions/couleuvre/ 


15 décembre 2017

deux

Porcelaine, trempée dans l'engobe bleue, gravure Mishima en négatif, engobe grise, glaçure transparente. Automne 2017.
Inspirée par une image risographiée de Nina Cosco.
 

29 novembre 2017

collection île verte

Porcelaine, engobes colorées, gravure Mishima, glaçure transparente. Automne 2017.



28 novembre 2017

originaux

Quelques originaux de Moi aussi je voulais l’emporter sont exposés sur le mur et dans la vitrine de la librairie L’euguélionne jusqu’au 1er décembre. 

Il en reste encore quelques-uns à vendre si vous êtes intéressés!


23 novembre 2017

tristesse

Le premier numéro de la revue Tristesse sera disponible à Expozine ces 25 et 26 novembre.
Avec les participations de Daphné B., Napoléon Caillot, Natacha Clitandre, Laurence Côté-Fournier,
Julie Delporte, Song Yi Han, Sara Hébert, Rosalie Lavoie, Patrice Lessard, Mirion Malle,
Catherine Ocelot, Bertrand Panier, Alexa Perchemal, Marie Saur, David Turgeon.

La revue s'ouvre sur un texte que j'avais lu en janvier dernier à l'occasion de l'ouverture officielle de la librairie montréalaise L'Euguélionne.
Il s'intitule On m'a fait lire Jean-Paul Sartre et pas Simone de Beauvoir.

Et avec Daphné B., nous publions Les casseuses de party, une conversation littéraire sur la dimension politique de la tristesse.






21 novembre 2017

revue de presse 2

Véronique Côté a chroniqué Moi aussi je voulais l'emporter ce samedi dans Le Devoir.
 L'article est en ligne ici.


17 novembre 2017

Maison du Bonheur

Maison du Bonheur, un autre film aimé aux RIDM, dont les projections sont passées.
Mais souhaitons lui bonne chance dans la compétition nationale long métrage.