27 juin 2007

Scapin dans le parc

Dans 24 h.
Le théâtre Répercussion joue Les fourberies de Scapin de Molière dans les parcs de Montréal, du 18 juillet au 19 août. Pour la première fois, cette compagnie jusqu’alors anglophone, présente 9 de ses 30 représentations en français.

Avec une distribution parfaitement bilingue, la troupe du théâtre Répercussion a usé du « Franglais » pendant ses répétitions, explique Amanda Kellock, la metteur en scène des Fourberies de Scapin, auparavant comédienne de la compagnie et tout juste diplômée d’une maîtrise en mise en scène à l’Université d’Ottawa. « Avec le régisseur, poursuit-elle, on s’est vraiment demandé comment faire. Travailler une semaine en anglais puis la suivante en français ? Travailler scène par scène dans les deux langues ? On a finalement décidé de switcher sans arrêt de l’anglais au français. » Sa conclusion : « On devrait vraiment plus souvent faire des choses ensemble », dit-elle en évoquant les deux communautés artistiques montréalaises.

Le plus compliqué pour les acteurs – François Arnaud, Edith Arvisais, Sylvain Dessureault, Jessica B. Hill, Florian Hutter, Mikel Mroué, Amelia Sargisson et Jean-Simon Traversier – sera sans doute de ne pas se tromper de langue lors des représentations. Un souci auquel la metteur en scène a pensé : « J’ai moi-même effectué la traduction. J’ai essayé de faire simple. Si un comédien ne se souvient que du texte en Français, il peut normalement traduire la phrase dans sa tête ».

Une 19ème saison pour le Théâtre Répercussion

Les fourberies de Scapin, comédie de Molière fortement inspirée de la bouffonnerie italienne, met en scène deux garçons : Léandre et Octave. S’étant chacun épris de jeunes filles en dessous de leur condition sociale, ils tentent, à l’aide de leurs valets, notamment du fourbe Scapin, de convaincre leurs pères d’accepter ces unions.

Le théâtre Répercussion investit les parcs de Montréal depuis 1988. Habitué des classiques, il a mis en scène de nombreux Shakespeare, en transgressant toujours quelques règles des conventions du genre. Avec Les fourberies, la comédie musicale se mêle à la mise en scène, et quelques personnages sont transformés : le père de Léandre devient Madame Géronte, l’occasion de quelques apartés croustillantes. Le reste, Amanda Kellock – première metteur en scène féminine de la troupe! – ne veut pas le dévoiler. Il vous faudra donc pour le savoir « apporter vos chaises » dans les nombreux parcs où la compagnie s’installe.

Pour connaître les dates et les lieux de représentations : 514- 916-PARK, ou repercussiontheatre.com