22 août 2007

Qui se souvient encore du MEG ?


Le Montréal Electronic Groove. Mais si, faîtes un effort, cela vous dit quelque chose. En 2005, ce festival programmait déjà Justice, DJs parigos alors complètement inconnus, devenus cet été les coqueluches de tout club qui se respecte. (D.A.N.C.E !) Être « défricheurs de talents », ça s’appelle, qu’on aime ou pas Justice.

Le MEG existe encore, mais il a tendance à se faire oublier. Mon collègue Clément – le premier à me demander si on peut couvrir Osheaga – n’en n’avait jamais entendu parler, avant que je chiale corps et âme au milieu de la rédaction sur sa « quasi » disparition. À mes yeux, tout au moins.

Depuis septembre de l’année dernière, je me demande quelle mauvaise mouche a piqué le MEG de s’associer au pachyderme Osheaga, (lire un prochain article de Philippine de Tinguy dans Quartier Libre) dont la tête prend la forme cette édition des Smashing Pumpkins. (En passant, j’ai été chercher dans mes vieux albums Mellon Collie And The Infinite Sadness, que j’écoutais pas mal à l’époque. Et bien, je suis plutôt fière d’avoir changer de goût.) Pachyderme qu’ à mon grand étonnement tout le monde plébiscite dans un hideux consensus. Hey, les gars, réveillez-vous ! Il faut payer 150 dollars pour y entrer, c’est de la folie !

En fait, je crois comprendre quelque chose… Tous les journalistes veulent aller à Osheaga. Mais personne ne peut – ne veut – se payer le pass à 150 dollars. Donc, tout le monde caresse l’éléphant dans le sens du poil pour s’obtenir une accréditation gratuite. Aïe, pas sûre que j’ai la mienne après avoir écrit cela…

Bref, revenons au MEG. Cette année, parmi leurs 24 groupes programmés, j’aurais voulu voir Peter Von Poehl, j’aurais voulu voir M.I.A et puis Aurevoir Simone. Et bien je n’irai pas. Tout simplement parce que je ne payerai pas 150 dollars pour rentrer dans Osheaga et me taper en plus les Smashing Pumpkins.

À moins que bien sûr, Greenland et GEG (est-ce encore eux les producteurs ? Leur trace a disparu sur le site et personne ne répond à mes courriels…) m’offrent gracieusement une accréditation presse.


Le MEG est mort, vive Osheaga !