24 décembre 2009

Je vous souhaite un Noël moins studieux que le mien

En ce 24 décembre, je corrige des copies et termine (hum, commence, en fait) un texte du pour le 30 qui parle d'histoire de la bande dessinée et d'obsession sémiologique dans le 9e art. Ceci après avoir passé une semaine entière sur le plancher de la librairie.



Voilà, tant pis. Vous ne saurez pas pourquoi j'ai aimé Antichrist (même si j'ai bien passé dix minutes les yeux fermés derrière l'épaule de mon ami Nick), vous ne saurez pas non plus le plaisir que j'ai eu à découvrir le Peau d'âne de Jacques Demy, et surtout je ne pourrais pas vous parler de ma terrible admiration pour Les amours d'une blonde de Milos Forman.


Vous ne verrez pas la carte de Joyeux Noël que j'aurai pu vous dessiner, ni le prochain Colosse que j'aimerai être en train de faire pour Angoulême. Je ne pourrai pas vous dire que je rédige des demandes de subventions pour que l'on refasse un 48 heures l'an prochain, ni que je pense à comment illustrer les textes de mon amie Hélène, ni que je dessine avec mon amoureux, ni que je reviens d'une randonnée dans la neige.Vous n'entendrez pas mon dernier rêve enregistré, ni la musique concrète que je rêve de faire. Ni mes portraits audio de Montréalais.

Il semble que l'on ne puisse pas être tout à la fois étudiante, journaliste, critique, illustratrice, organisatrice de festival, libraire, correctrice à l'université...

et puis auteure.