29 avril 2010

La fermeture de Fichtre

C'est vendredi. Je saute dans le métro sans faire déborder le café (elle visse mal ma **%#* de cafetière) : je file à la binerie Mont-Royal pour engloutir un déjeuner #1. Je le mâche consciencieusement, en entier, le coeur au bord des lèvres tellement c'est gras. Ça fait clac clac (elle visse mal ma **%#* de mâchoire). Il me faut ça pour tenir jusqu'à la fermeture. C'est le seul jour où je lis Le Devoir. Je ne l'achète plus, je le pêche dans le bac à journaux. À la fin, j'avale un coke tout rond pour tasser mon estomac. Hop. C'est parti. Coin Bienville/Rivard, tourner la clé clank, éteindre l'alarme biiiip, le tour des lumières, des ordinateurs wooonn. La machine à étiquette qui va en gaspiller quatre en faisant hi-han. Mettre de face trois livres que j'aime. Faire grincer le tabouret. Lancer la musique. Vérifier les commandes. La vitrine.

Est-ce que c'est plate ? Moi j'aimais faire ça le vendredi matin.