4 décembre 2010

Annie Ernaux

Je lis du Annie Ernaux en boucle. C'est un peu comme tomber amoureux. Je note des passages de La Honte, pour plus tard.

"Associer pour toujours le mot privé au manque et à la peur, la fermeture. Même dans vie privée. Écrire est une chose publique."

"J'ai toujours eu envie d'écrire des livres dont il me soit ensuite impossible de parler, qui rendent le regard d'autrui insoutenable."

"J'ai mis au jour les codes et les règles des cercles où j'étais enfermée. J'ai répertorié les langages qui me traversaient et constituaient ma perception de moi-même et du monde. Nulle part il n'y avait de place pour la scène du dimanche de juin. Cela ne pouvait se dire à personne. (...) Je suis entrée dans la honte."