3 février 2012

La présence - Pierre Jourde

 "Nous nous éloignons dans un brouillard de phrases,
nous malaxons du sens, et nous finissons par
prendre ces bouts de sens pour la consistance des choses.
Mais les choses n'ont pas de sens." (p. 78)

"Peut-être, tout simplement,
l'angoisse ne se réitère-t-elle que parce que j'en reste à la peur,
et ne cherche pas à me demander ce qu'elle me veut." (p. 80)

"J'ignore à ce moment ce qui m'apparaît chaque jour plus clairement :
c'est l'enfance qui m'attend, depuis le début.
L'enfance imaginaire, l'enfance à jamais irréalisée. (...)
Cet enfant que je suis pleure, et il ne sait pas pourquoi." (p. 85-86)