14 septembre 2017

Théorie pour un premier livre d'urgence

C'est le retour des essais sur la bande dessinée.
Dans le numéro de septembre de Liberté (#317), je publie un long texte.
Il aborde notamment le travail de Mélodie Vachon Boucher, de Pascal Girard, et revient sur mon premier livre Encore ça.
Au passage, j'embarque Annie Ernaux, Pattie O'Green, Jean-Philippe Toussaint et Amy Berkowitz.

"À partir du trio de livres comparés ici, serait-il possible de théoriser une forme, une esthétique du premier livre d’urgence? 
Et quel serait alors le rôle de la bande dessinée dans un tel contexte? 
J’ai souvent pensé que c’est l’association du texte et de l’image qui m’avait permis de raconter mes propres scènes traumatiques : 
des mots et des dessins associés, alors que le trauma et son choc nous ont dissociés."

"Selon moi, l’articulation de mots et d’images sortant d’une même main, tenant un même outil (le crayon ou son dérivé), 
et visant à la constitution d’un livre (toujours synonyme d’unité), 
permet de réconcilier la fragmentation à l’œuvre dans le choc post-traumatique."